Histoire de coller à l'actualité météo de cet hiver rigoureux, je suis aller rechercher dans mes fichiers une petite photo sans prétention mais bientôt de saison !
Histoire de coller à l'actualité météo de cet hiver rigoureux, je suis aller rechercher dans mes fichiers une petite photo sans prétention mais bientôt de saison !
A nouvelle année, nouvelle bannière, mais avec un petit pied de nez à la modernité sous la forme d'un scan d'argentique de castor !
A l'affût sur la Loire en juillet, on ne croise pas toujours que des aigrettes et des castors :
Il y a aussi des norvégiens (?) qui se laisse descendre au fil de l'eau en quête d'aventures !
(mais c'est moins courant).
Une fois passée la première impression dubitative : "mais ils doivent passer leur temps à s'échouer sur les bancs de sable?!", ce rythme lent, au fil du fleuve, avec un coup de moteur ou de perche de temps en temps pour réorienter le radeau, ponctué de haltes journalières dans de nouvelles villes, est un concept finalement bien sympathique.
Ici à l'approche de Beaugency le 30 juillet dernier :
Peut être les avez-vous croisés également ?
Le castor a des capacités de franchissement étonnantes, notamment grâce aux griffes de ses puissantes pattes arrières et son centre de gravité qui traine par terre !
Exemple sur la berge abrupte d'une île de Loire :
La suite de la séquence dans l'album "castor"
Gironde, delta de la Leyre, 3 juin 2011.
Un peu perdu dans le dédale du delta à marée basse et alors qu'on se demande si on va finir par voir la mer (article précédent), une tortue sort juste devant nous d'un émissaire de la roselière pour gagner le chenal principal. Belle rencontre inattendue pour le dernier jour de notre descente !
Et surprise de découvrir cette espèce d'habitude observée dans les eaux douces de Sologne ou de Brenne nager à côté d'un coquillage dans ce milieu saumâtre.
Retrouvez plus d'images de la descente de la Leyre sur l'album dédié.
Voici le descriptif alléchant que l'on peut trouver sur Internet en préparant un séjour en canoë sur la Leyre : "Louez un canoë et partez à la découverte de la Leyre qui serpente sur 90 km depuis les Landes pour se perdre dans les eaux marines du bassin d’Arcachon ; vous serez séduit par son caractère sauvage, ses odeurs, ses eaux limpides, son silence percé de cris et de chants d’oiseaux !!" (www.canoesurlaleyre.com).
Rien que ça !
L'Allier initialement prévu n'étant plus navigable faute d'un niveau d'eau suffisant, on a voulu vérifier par nous même que cette description de la "petite amazonie" n'était pas usurpée.
Retour en images sur 4 jours de descente autonome en juin dernier, après une journée de préparation pour organiser la logistique et l'aller en train (vive le canoë gonflable).
Embarquement à la base de Mexico après une nuit en tipi. Ambiance "aventure" garantie vue l'isolement.
Des arbres au-dessus de l'eau, dans l'eau, sous l'eau : un plaisir de manoeuvrer le canoë lourdement chargé entre ces obstacles, même si les bras s'en souviennent le lendemain !
Des plantes aquatiques omniprésentes les premiers jours (potamot, flûteau nageant, renoncule, etc.).
Avec un peu de chance, on peut même observer des primates évoluer dans la végétation riveraine.
Quelques bancs de sables idéals pour une halte bien méritée...
... ou pour s'adonner à la recherche d'empreintes de loutre, jeu auquel on gagne presque à tous les coups, preuve d'une bonne présence de l'espèce. A défaut de Vison d'Europe !
Des passages d'îlots à négocier au mieux, sans se laisser distraire par la vue d'incroyables "forêts" d'Osmonde royale, superbe fougère géante d'habitude relativement rare.
Fonds sableux et eau translucide donnent parfois l'impression que le canoë flotte dans le vide...
Après 3 jours passés sans croiser âmes qui vivent, exceptés 2 canoës, l'élargissement de la rivière coincide avec les locations familiales à la journée. Mais ne chipotons pas, le "hors-saison" garantit une fréquentation probablement très raisonnable en comparaison des mois d'été (pour peu qu'il reste assez d'eau).
Quelques panneaux demandant poliment de sifflez pour signaler sa présence permettent d'imaginer que la période de chasse doit rendre le parcours moins bucolique !
La "petite amazonie", oui, mais les indigènes marchent plutôt au plomb qu'à la fléchette empoisonnée !
Les tous derniers kilomètres se caractérisent par un paysage plus ouvert annonçant l'arrivée prochaine dans le delta. Finie l'intimité de la forêt galerie, bienvenue dans l'immensité des roselières !
Elle est encore loin la mer ?
La marée basse et l'heure avancée ne nous permettront pas d'apercevoir le bassin d'Arcachon. Peu importe, l'ambiance finale au milieu du Delta sera largement suffisante pour clore d'une très belle manière cette petite excursion sauvage. La Leyre a tenu ses promesses !
Rencontre insolite derrière un chalet d'alpage :
Il semblerait que ce modèle ait sa préférence !
Et ce n'est pas qu'une image si l'on rate les petits points de peinture noire qui balise le sentier "Philémon", cheminement aérien le long d'une des plus hautes falaises maritimes d'Europe...
...petits points noirs que l'on finit par retrouver après quelques errances et une gamelle "saignante" dans un buisson épineux !
Une "verti-rando" fantastique dans un décor à couper le souffle !
... d'un lac pyrénéen :
Si seulement la Loire pouvait être aussi claire !
Bonjour,
Voici enfin l'aboutissement d'un gros boulot qui me tenait à coeur. La version téléchargeable de la publication "le castor et la loutre sur le bassin de la Loire : synthèse des connaissances 2010" est disponible en cliquant sur la couverture ci-dessous :
Bonne lecture !